Esraj, instrument de Cour médiévale dans l'Inde des Maharajas


Adam et son Esraj, à Pondicherry
Adam et son Esraj, à Pondicherry

L'Esraj, vièle à archet  du nord de l’Inde, 18ème, instrument mêlant le manche du Sitar et le corps du Sarangui. La caisse de résonance taillée dans du bois massif (tun)  est recouverte d'une peau de chèvre sur laquelle repose le chevalet. La forme avec deux demi-lunes qui se font face rappelle celle de la Sarinda (plus ancienne).

Le manche est muni de frettes métalliques. Il y a une corde à jouer principale, et 3 autres pour le chikari (accord). Un support fixé sur la tranche extérieure du manche reçoit 15 cordes sympathiques supplémentaires qui vont générer une réverbération naturelle et des harmoniques.

C’est un instrument qui pleure. Proche de la voix, le jeu en glissé exprime la nostalgie. Le son humble et profond de l’Esraj touche le coeur et invite à la méditation. Rabindranath Tagore, célèbre poète mystique Bengali, l’a popularisé en faisant de lui, le compagnon idéal de ses chants.

extrait du CD "Mantras"